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10 Feb

Épreuve E3

Publié par Florian Hachim - Créateur du site Web  - Catégories :  #Épreuve-E3-Éco

Épreuve E3

L'Épreuve E3 (7 heures) se décompose en 2 épreuves :

  • Épreuve 1 : Économie & Droit (4 heures)
  • Épreuve 2 : Management des entreprises (3 heures)

Fiches de révision mise en place pour réviser tous les chapitres d'Économie

Menu : 

 

A) Informations sur le déroulement de l'épreuve E3 (économie-droit)

B) Récapitulatif des thèmes abordés en Économie 

C) Les fiches de révision des 24 chapitres d'Économie

D) Les fiches méthodes pour l'économie (exploitation d'une documentation économique et d'un texte économique / synthèse de documents)

 

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A) Informations sur le déroulement de l'épreuve E3 (économie-droit) : 

L'épreuve comporte deux parties indépendantes :

  • La première partie vise à évaluer plus particulièrement les compétences méthodologiques relatives à l’exploitation d’informations économiques et / ou juridiques
  • La deuxième partie vise à apprécier la réflexion du candidat et son aptitude à construire un développement structuré sur une ou deux questions relevant du domaine de l’économie générale, de l’économie d’entreprise, du droit ou associant deux d’entre eux. Cette partie peut éventuellement prendre appui sur une documentation.

 

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B) Récapitulatif des thèmes abordés en Économie :

 

Thème 1 : La coordination des décisions économiques par l'échange

 

Thème 2 : La création de richesses et la croissance économique

 

Thème 3 : La répartition des richesses

 

Thème 4 : Le financement des activités économiques

 

Thème 5 : La politique économique dans un cadre Européen

 

Thème 6 : La gouvernance de l'économie mondiale

 

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C) Les fiches de révision des 24 chapitres d'Économie

  • Thème 1 : La coordination des décisions économiques par l'échange

  • Chapitre 1 : Le prix et les décisions des agents économiques

Le système économique contemporain accorde une place centrale au marché pour organiser les échanges et la production. Dans une économie de marchés concurrentiels, les offreurs et les demandeurs de biens et services, de travail, ou de capitaux se confrontent pour déterminer les conditions de leur échange. Il en découle la détermination d’un prix de marché, information essentielle qui contribue à assurer une coordination de multiples décisions économiques (consommation, production, investissement).

Les différents types de marchés sont :

  • -Le marché des biens et services

  • -Le marché du travail

  • -Le marché des capitaux (met en relation les agents à capacité de financement et ceux a besoin de financement)

Stackelberg a déterminé 9 types de structures de marché et pour assurer le bon fonctionnement du marché 5 conditions doivent être retenues (atomicité, homogénéité, fluidité, mobilité et transparence) mais certains marchés sont instables comme par exemple les marchés spéculatifs (marché boursier, marché des changes, marché de l'immobilier)

Selon la loi de l’offre (pente positive) et de la demande (pente négative), l’excès de l’offre par rapport à la demande provoque une baisse de prix, un excès de la demande par rapport à l’offre entraine une hausse de prix. En situation de concurrence pure et parfaite, c’est le marché qui fixe le prix d’équilibre (la quantité demandée d’un bien est égale à la quantité offerte de ce bien) Le prix constitue la variable d’ajustement de l’offre et de la demande.

Le marché est un puissant régulateur de l’économie. Les échanges se réalisent dès que le prix est connu. Le marché présente l’avantage de créer et de faire circuler les informations entre acheteurs et vendeurs. Le prix assure 3 fonctions principales :

  • -Informer

  • -Inciter

  • -Assurer l’équilibre

Les garanties pour les intervenants sont :

  • -L’accès à l’information

  • -La garantie de la bonne exécution des contrats

  • -La confiance mutuelle entre les participants

Les 2 décisions à long terme :

  • -L’arbitrage (Les ménages et les entreprises en particulier en matière d’épargne et d’investissement sont confronté à l’arbitrage qui consiste à choisir la décision optimale qui concilie prise de risque, coût et rentabilité)

  • -L’anticipation (plus l’échange porte sur une valeur élevée plus les agents sont sensibles à l’incertitude de l’évolution des prix. En fonction des anticipations qu’ils effectuent sur cette évolution, ils avancent ou retardent l’achat ou la vente)

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  • Thème 1 : La coordination des décisions économiques par l'échange

  • Chapitre 2 : La monnaie dans l'échange

Les échanges s’effectuent par l’intermédiaire d’une monnaie qui doit posséder certaines qualités pour remplir ses fonctions. La variation de la masse monétaire exerce une influence sur les décisions des agents économiques et affecte l’activité économique notamment par le biais des prix. La monnaie est un actif liquide qui permet les échanges contre tous les biens et services disponibles dans une économie.

  • -La monnaie est un instrument d’échange : c’est un intermédiaire dans les échanges qui facilite les transactions

  • -La monnaie est une unité de compte : elle permet de mesurer et comparer la valeur des biens en les évaluant par rapport à un étalon unique (unité monétaire)

  • -La monnaie est une réserve de valeur : elle peut être conservée pour des transactions ultérieures, elle permet de transférer du pouvoir d’achat dans le temps.

Les formes de la monnaie sont :

  • -la monnaie fiduciaire (composée de pièces et de billets émis par la banque centrale, elle repose sur la confiance)

  • -la monnaie scripturale désigne les sommes inscrites sur les comptes à vue ouverts auprès des banques (chèques, virements bancaires, prélèvements, titres Interbancaires de paiements, cartes de crédit et lettres de change)

Les qualités de la monnaie :

  • -Stabilité interne (stabilité des prix et du pouvoir d’achat = pas d’inflation)

  • -Stabilité externe (stabilité du taux de change de la monnaie nationale en devise étrangère)

Pour mesurer la masse monétaire, les autorités disposent de 3 agrégats, du plus liquide au moins liquide

-M1 (étroit), M2 (intermédiaire) et M3 considéré comme l’agrégat le plus représentatif de la masse monétaire (indicateur de référence de la BCE)

On distingue 3 sources potentielles de création monétaire, qui constituent les 3 contreparties de la masse monétaire.

  • -Les crédits à l’économie

  • -Les concours à l’état (les banques créent de la monnaie en souscrivant aux titres émis par le trésor public)

  • -Les créances sur l’extérieur (ensemble des devises détenues par les institutions financières)

Risque d’une création monétaire excessive :

L’augmentation du volume de la masse monétaire incite les agents à consommer ou à investir. Cette propension peut être facteur de tensions inflationnistes dues à l’excès de la demande.

  • -Pour les keynésiens, l’augmentation de la masse monétaire a pour effet de permettre une relance en cas de croissance molle. L’excèdent de monnaie distribuée permet une hausse des revenus et favorise l’investissement des entreprises.

  • -Pour les monétaristes, une augmentation de la masse monétaire provoque une hausse du niveau général des prix, l’excès de la demande fait grimper les prix.

Le rôle des banques centrales:

  • - Émettre la monnaie fiduciaire

  • - Réguler la masse monétaire

  • - Contrôler le système bancaire et lui fournir des liquidités en cas de crise financière.

Le rôle des banques centrales et la régulation de la masse monétaire :

-La Masse Monétaire varie en fonction des décisions de la banque centrale. En effet elle peut contrôler la Masse Monétaire en agissant sur le volume de crédits que les banques peuvent accorder en proportion de leurs dépôts ou en faisant varier son taux directeur, ce qui a un effet sur les taux des prêts accordés par les banques et le taux d’épargne des ménages.

La mission principale de la BCE consiste à maintenir la stabilité des prix au sein de la zone euro. L’objectif est de lutter contre l’inflation mais aussi éviter la déflation.

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  • Thème 1 : La coordination des décisions économiques par l'échange

  • Chapitre 3 : L'État et le fonctionnement du marché

Le fonctionnement des marchés nécessite l’intervention de l’État. D’une part, il s’assure que les conditions de fonctionnement des marchés sont respectées en créant un cadre institutionnel adapté, il est alors notamment garant de la qualité des informations produites. D’autre part, il est amené à pallier les défaillances du marché (biens publics, externalités) quand celui-ci ne parvient pas à mettre en adéquation offre et besoins des agents.

Les dysfonctionnements du marché :

Les marchés de concurrence pure et parfaite constituent le modèle d’analyse idéal et théorique du marché.

Ce modèle repose sur 5 hypothèses :

  • -atomicité de l’offre et de la demande

  • -homogénéité des produits,

  • -liberté d’entrée et de sortie du marché

  • -transparence

  • -mobilité des facteurs de production.

Quand l’une ou l’autre de ces hypothèses n’est pas réalisée, l’équilibre du marché ne permet pas la meilleure allocation des ressources. Les marchés réels sont pour la plupart des marchés de concurrence imparfaite (ils présentent de nombreuses imperfections)

L’intervention de l’État est nécessaire pour faire face à ces imperfections de marché qui réduisent la maximisation de l’utilité collective. Selon les cas l’État peut orienter les marchés en corrigeant les insuffisances d’information ou les réguler en faisant respecter la concurrence, il contribue ainsi à instaurer un climat de confiance. L’État se présente donc comme un recours aux dysfonctionnements du marché.

L’État fournit un cadre législatif pour définir les règles de fonctionnement des marchés et pour surveiller le comportement des acteurs (lois sur la concurrence, protection du consommateur…) et assurer l’information.

Les défaillances du marché :

Les marchés présentent des défaillances lorsqu’ils ne peuvent pas permettre la rencontre entre offreurs et demandeurs. C’est le cas pour les biens publics et les externalités.

  • -Les biens publics sont des biens qui profitent à tous et que tout le monde peut utiliser mais le marché de l'offre et de la demande de ce type de bien étant le plus souvent inexistant (personne ne veut les financer), l'État est obligé de s'en charger lui-même en se substituant au marché et en se chargeant de la production.

  • -Les externalités. Il en existe des négatives et des positives. Elles peuvent se définir comme un comportement, une décision de consommation d'un agent qui va influer sur les autres agents involontairement. (Protocole de Kyoto, pollueur-payeur) L'état peut les internaliser, c'est-a-dire faire que le marché les prenne en compte, par exemple, la création de droits à polluer.

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  • Thème 1 : La coordination des décisions économiques par l'échange

  • Chapitre 4 : L’ouverture des économies

Comme les échanges internationaux se développent plus rapidement que la production, les économies sont de plus en plus ouvertes et interdépendantes. Ce qui a permis une forte progression des échanges internationaux.

L’ouverture d’une économie dépend de sa taille, de sa population, de sa situation géographique, des accords commerciaux signés, de sa spécialisation et de son attractivité. Au sein même d’un pays, on observe des différences de degré d’ouverture selon les secteurs.

La croissance du commerce international représente aujourd’hui l’équivalent du tiers du PIB mondial et 70% du commerce mondial s’effectuent au sein de la triade (Amérique du Nord, Europe et Japon). Les échanges internationaux se font majoritairement entre pays voisins (intra-zone)

  • UE = Union Européenne (25 pays en 2005)

  • ALENA = Accord de libre-échange Nord Américain (3 pays)

  • ASEAN = Association des nations de l’Asie du Sud Est (10 pays)

  • MERCOSUR = regroupe plusieurs pays de l’Amérique du Sud (4 pays)

De nombreux pays en développement (Afrique) restent encore à l’écart du commerce mondial.

Tous les secteurs de l’économie ne sont pas ouverts au même degré sur le reste du monde, et il existe des secteurs abrités (construction, restauration, distribution, transports et services à la personne) et des secteurs exposés à la concurrence mondiale (industrie, agriculture) .

En outre, la comparaison des taux d’ouverture montre que tous les pays ne sont pas ouverts sur l’extérieur de manière égale. Ces différences résultent en partie des différences de taille du marché intérieur (territoire, population) entre les pays et de leur plus ou moins grande spécialisation productive.

-Le taux d’ouverture sur l’extérieur correspond à la moyenne des exportations et des importations rapportées au PIB ((Imp+Exp)/2/PIB).

Influences du taux de change :

Les échanges internationaux (biens, services, capitaux) peuvent donner lieu à des opérations de change qui consistent en la conversion d’une monnaie en une autre. Le taux de change est le prix d’une monnaie exprime en une autre monnaie, et qui varie selon l’offre et la demande sur le marché des changes. Son évolution influence les décisions économiques des agents. Le taux de change influence le prix réel des produits importés et exportés. Si celui-ci augmente, il renchérit les exportations et diminue le prix des importations. Il y a donc des conséquences sur les flux commerciaux qui risquent de diminuer ou d’augmenter en fonction de l’évolution du taux de change.

Le taux de change est déterminé par l'offre et la demande de chacune des deux monnaies : si la demande dépasse l'offre, le cours augmente. Le taux de change dit euro/dollar est le cours de l'euro chiffré en dollar US . C'est l'instrument financier le plus actif et le plus traité du monde. Une hausse de l’euro signifie que les approvisionnements en pétrole et en matières premières, dont les prix sont exprimés en dollars, coûtent relativement moins cher.

Certaines entreprises européennes délocalisent leur production en zone dollar quand l’euro par son niveau élevé pénalise les exportations.

Les décisions des agents économiques sont influencées par les variations de taux de change. Les consommateurs arbitrent entre des biens produits localement ou des biens en provenance de l’extérieur. Les producteurs procèdent de même et peuvent également être conduits à modifier leurs décisions d’implantation de leurs unités de production.

Les flux internationaux d’échanges de marchandises et de services sont enregistrés dans le compte des transactions courantes qui retrace l’ensemble des échanges entre un pays et le reste du monde.

Si les exportations sont supérieures aux importations, le solde est excédentaires (et inversement déficitaire)

Un excèdent commercial (solde positif) traduit une entrée nette de devises

Un déficit commercial (solde négatif) traduit une sortie nette de devises

Inversement, les importations de biens et services correspondent à des sorties de devises.

Le solde des transactions courantes est l’indicateur mensuel retenu en matière d’analyse des échanges. Il est considéré comme un indicateur de la compétitivité d’une économie.

Un excédent de la balance des transactions signifie que le pays produit plus qu’il ne consomme et investit.

Le solde des transactions courantes informe sur l’existence d’une capacité ou d’un besoin de financement d’un pays vis-à-vis du reste du monde.

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  • Thème 1 : La coordination des décisions économiques par l'échange

  • Chapitre 5 : Les fondements de l’échange international

L’échange international se justifie par l’intérêt qu’y trouvent les coéchangistes.

Les fondements de l’échange international peuvent s’expliquer par la complémentarité des économies et la logique de spécialisation (commerce interbranche). Ils reposent également sur une logique de similitude telle qu’on la retrouve dans le commerce intra-branche. Ils constituent des éléments explicatifs de décisions économiques en matière d’échanges internationaux.

Les flux mondiaux d’échange de marchandises et de services (par pays et par produit) reflètent la division internationale du travail. L'échange international permet à chacun d'utiliser au mieux son travail et donne accès aux ressources et techniques du reste du monde.

Aucun pays ne dispose de toutes les ressources (matières premières, capital, travail, technologies) nécessaires pour satisfaire les besoins de sa demande intérieure (consommation des ménages et investissement des entreprises). Il s’agit de s’approvisionner en biens non disponibles sur le territoire national, ou dont la qualité et le coût sont différents de ceux des biens que l’on trouve sur le territoire national. L'essentiel du commerce international se fait entre pays voisins. On parle d'échanges intra zones.

  • La théorie de l’avantage absolu (SMITH) : Chaque pays se spécialise dans les activités dont le cout unitaire est inférieur à ce qu’il est à l’étranger. Un pays importe un produit si la production de celui-ci est plus couteuse que son importation. Chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les productions pour lesquelles son avantage est relativement le plus grand.

  • La théorie de l’avantage comparatif (RICARDO) : Chaque nation se spécialise dans l’activité pour laquelle le cout comparatif est le plus faible et dans les productions pour lesquelles son avantage est le plus grand.

  • La loi des proportions de facteurs (HOS) : Chaque pays tend à se spécialiser dans la production de biens dont la fabrication nécessite une grande quantité du facteur dont il est le mieux doté (travail ou capital). Selon sa dotation factorielle, une nation va se spécialiser dans une production qui requiert le facteur qu’elle possède en abondance. Un pays possédant une main-d’œuvre abondante comme l’Inde doit se spécialiser dans les productions qui nécessitent beaucoup de travailleurs (textile). Les États-Unis produisent et exportent des biens à haute intensité de travail qualifié (des nouvelles technologies)

  • La théorie de Paul Krugman : (économies d’échelle et différenciation) Les firmes les plus efficaces dans un type de production ont donc intérêt à se spécialiser, à accroitre leur volume de production pour réduire leur cout. Elles deviennent alors plus compétitives et peuvent exporter leur production. À terme, seules les plus grosses firmes restent efficientes et forment un marché oligopolistique.

Inter branches = automobiles contre textile

Intra-branche = Automobiles Françaises contre Automobiles Allemandes

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  • Thème 2 : La création de richesses et la croissance économique

  • Chapitre 6 : L’amélioration du niveau de vie

La création de richesses permet la distribution de revenus aux agents économiques et la satisfaction de leurs besoins individuels et collectifs par la consommation. L’amélioration du niveau de vie nécessite la création de richesses plus importantes. L’indicateur usuel de la création de richesses est le produit intérieur brut (PIB). Sa variation est un indicateur de la croissance économique qui permet d’élever le niveau de vie matériel moyen des populations.

La croissance économique est l’augmentation soutenue pendant une période de la production de biens et services, elle se mesure en calculant un taux de croissance (variation du PIB en volume) Elle est la source de l’enrichissement matériel de la population. La croissance économique s’accompagne d’une hausse des revenus moyens et, au-delà, d’un niveau de consommation plus élevé.

La distribution de revenus a comme origine le partage de la richesse créée par l’entreprise (valeur ajoutée=différence entre la valeur de la production finale et les consommations intermédiaires) La première finalité de la production de richesse est la distribution de revenus. Le niveau de vie de la population dépendra du revenu distribué, qui détermine ce dont disposent les agents pour consommer et épargner.

Le PIB correspond à la somme de toutes les valeurs ajoutées réalisées par les entreprises qui résident dans le pays, + les droits de douane et la TVA.

Le PIB en volume (prix constants) est l’indicateur utilisé pour mesurer la croissance (après élimination de l’effet de l’inflation)

Mais le PIB ne permet pas d’évaluer une part importante de l’activité économique : l’économie domestique et souterraine et le bénévolat et ne tient pas compte des phénomènes qualitatifs (pollution, accidents)

Le PIB permet d’évaluer la production marchande et non marchande, le PIB recense l’ensemble de la production marchande et non marchande réalisée par l’ensemble des secteurs institutionnels.

La production marchande porte sur des biens et services qui peuvent être échangés sur un marché a un prix qui permet de couvrir les couts de production. La production est évaluée au prix du marché.

La production non marchande comprend les services fournis par les administrations publiques et privées, à titre gratuit, ainsi que les services produits par les ménages à titre d’employeurs de personnels domestiques. Les services non marchands sont évalués aux couts de production.

Intérêts à long terme : La croissance génère une amélioration du niveau de vie (PIB par habitant augmente dans le temps) et crée les conditions du développement.

Elle permet de repousser les limites de la rareté économique et crée les conditions d’une consommation de masse.

Intérêts à court terme : La croissance est une variable majeure de la conjoncture économique et à un effet stimulant sur l’investissement et l’emploi.

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  • Thème 2 : La création de richesses et la croissance économique

  • Chapitre 7 : Le développement économique

Le développement se distingue de la croissance par sa nature qualitative et suppose une adaptation des structures et institutions de la société. Toutefois, la croissance entretient une relation d’interdépendance avec le développement. Le niveau de développement et de bien-être des différentes nations s’apprécie par des indicateurs qui viennent compléter et relativiser la portée du PIB par habitant.

Les indicateurs du développement :

  • -L’IDH fait la moyenne de trois indices : le PIB/hab, l’espérance de vie et le niveau d’instruction.

  • -L’IPH 1 (dans les pays en développement) et l’IPH 2 (pays développés) Avec l’IPH, on observe que certains pays dit ‘développés’ sont en réalité ‘mal développés’.

  • -L’ISS (Indice de Santé Sociale) regroupe des critères de santé, d’éducation, de chômage, de pauvreté, d’accidents et de risques divers.

  • -Le BIP40 mesure l’évolution de la pauvreté et des inégalités en pondérant une quarentaine d’indicateurs (revenus, logement, santé, emploi..)

L’économiste Amartya Sen propose une nouvelle approche du développement : le but du développement est d’améliorer les conditions d’existence des populations en les éloignant de la précarité et du dénuement et en les préservant d’une forte incertitude ou d’une trop grande insécurité.

Les critères de développement sont la richesse, la santé et l’éducation.

La croissance économique représente l’accroissement durable de la production globale d’une économie. Le développement désigne l’expansion des activités économiques qui entraine l’amélioration des conditions de vie et de bien-être de la population.

Il constitue l’ensemble des changements qualitatifs qui permettent l’apparition de la croissance et sa persistance dans le temps.

La distinction entre croissance et développement économiques est effectuée à partir de critères sociaux, économiques et démographiques. Il existe une relation réciproque entre croissance et développement, la croissance est une condition préalable au développement et un certain seuil de développement est nécessaire pour amorcer un véritable décollage économique. La croissance économique est un moteur de lutte contre la pauvreté. Elle permet de dégager des ressources en faveur de la santé, de l’éducation..

Les effets économiques de la croissance sur le développement sont étudiés en apportant une attention particulière aux transformations de la structure des emplois par type de qualification et par secteurs d’activité (phénomène de tertiarisation de l’économie).Les effets sociaux de la croissance se traduisent par une élévation des niveaux de formation, une amélioration des conditions de vie et une modification du mode de vie.

La croissance économique est mesurée par le taux de croissance du PIB évalué en euros constants (volume) c’est l’accroissement durable de la production globale d’une économie, c’est donc un phénomène quantitatif.

La croissance est de nature quantitative, alors que le développement est de nature plus qualitative, définissant les transformations démographiques, économiques, sociales, culturelles et techniques qui accompagnent la croissance.

Les différents niveaux de développement :

  • -Les pays développés

  • -Les pays émergents ou NPI (Chine, Inde, Brésil)

  • -Les pays en développement (Asie, Afrique, Am du Sud)

  • -Les Pays les Moins Avancés (PMA)

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  • Thème 2 : La création de richesses et la croissance économique

  • Chapitre 8 : Le développement durable

Le développement durable vise à concilier, par la préservation de certaines ressources, un objectif de croissance actuelle avec la satisfaction des besoins des générations futures. Il influence la prise de décision au niveau des Etats comme au niveau des entreprises et des individus. L’objectif de développement durable suppose des changements institutionnels et comportementaux profonds. Le niveau du développement durable est appréhendé à l’aide de nouveaux indicateurs.

Le Sommet de la terre à Rio (1992) a permis d’inscrire le développement durable dans les textes internationaux et a été relance lors du Sommet mondial du développement durable de Johannesburg en 2002.

La notion de développement durable est née de préoccupations sociales et écologiques corrélatives à certaines conséquences négatives de la croissance, en effet la croissance a des conséquences négatives (épuisement des ressources naturelles, accroissement des inégalités, pollutions de l’air, de l’eau, des sols..)

Le développement durable répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

C’est un développement économiquement efficace (croissance raisonnable et contrôlée), socialement équitable (répartition équitable des ressources et des bénéfices du progrès sociales) et écologiquement soutenable (préserver l’environnement)

Le développement durable repose sur 3 principes de :

  1. Principe de solidarité : (il s’exerce a l’égard des générations futures)

  2. Principe de précaution : (évaluation des risques et y renoncer pour éviter tout dommage irréversible)

  3. Principe de participation : (l’ensemble des acteurs intervient en commun : Etat, entreprises, citoyens..)

Les indicateurs de développement durable :

  • -L’empreinte écologique : évalue la surface de terre productive nécessaire pour subvenir aux besoins de l’homme, éliminer des déchets et absorber ses pollutions. L’empreinte écologique mesure la pression qu’exerce l’homme sur la nature.

  • -Le PIB VERT : mesure la richesse produite par le PIB, déduction faite des couts lies a la dégradation de l’environnement

  • -L’Indice de Progrès Véritable : est un indicateur alternatif au PIB ou IDH pour tenter de mesurer l’évolution du bien être réel d’un pays.

Pour inciter les agents économiques à modifier leurs comportements, les autorités (nationales ou internationales) disposent d’un certain nombre d’instruments réglementaires (ex : normes d’émission de gaz polluants), économiques (ex : mise en place de marchés de droits à polluer) ou fiscaux (ex : écotaxes).

Les politiques de développement durable :

  • -Le Protocole de Kyoto (1997) impose à 38 pays de réduire leur rejet de gaz a effet de serre

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  • Thème 2 : La création de richesses et la croissance économique

  • Chapitre 9 : Les facteurs de croissance

L’analyse des facteurs de croissance permet de quantifier les contributions respectives du facteur travail et du facteur capital et fait apparaître le rôle souvent prépondérant du progrès technique, qui permet d’élever la productivité globale. La croissance économique correspond à l’augmentation de la production.

La croissance résulte d’une part grandissante de la richesse nationale affectée à l’épargne puis à l’investissement national et/ou d’une ouverture du pays aux capitaux étrangers. Le rythme de la croissance ne peut être poursuivi durablement qu’à la condition d’introduire du progrès technique.

Les principaux facteurs de la croissance (qui ont un effet immédiat sur la croissance) sont le facteur travail, le facteur capital (machines) et le progrès technique. Le progrès technique joue un rôle essentiel dans la croissance car il la pérennise.

Le progrès technique (grâce à la RD : Recherche et Développement) représente l’ensemble des innovations qui permettent une amélioration de la productivité. (gains de productivités) Le progrès technique agit sur l’offre et stimule la demande et agit sur l’emploi. Il est le résultat d’investissements dans différents domaines : l’éducation, la recherche, l’innovation, les infrastructures.

La croissance due au progrès technique est la croissance intensive (augmentation de la productivité du travail et du capital, augmente la productivité par travailleur)

La croissance est extensive si elle est due a l’augmentation de la quantité de travail et de capital (augmentation du PIB proportionnelle a la hausse des quantités de facteurs utilisées)

La croissance économique représente l’augmentation durable de la production d’un pays, elle s’explique par l’accroissement des facteurs de production : travail et capital. La croissance économique mesure l'accroissement du PIB

La quantité de facteur travail dépend de la démographie, du taux d’activité et de la durée du travail. (Carre, Dubois et Malinvaud ont dit que la réduction du temps de travail faisait plus que compenser l’augmentation de la population active)

La qualité de facteur travail dépend du niveau de la formation et de la qualification de la population active. La qualité du travail influe sur la productivité du travail.

La division du travail qui en spécialisant les individus, augmente leur productivité.

Schumpeter considère que l’innovation a un rôle moteur dans la croissance économique. Les innovations apparaissent en grappe ou essaims. Apres une innovation majeure due à un progrès technique, d’autres innovations apparaissent, rendues possibles par ces découvertes. (Phénomène de destruction créatrice)

Les incitations a investir :

La théorie de la croissance endogène met en évidence l’importance des investissements dans 4 domaines (capital physique, humain, rd et infrastructures) ces investissements sont essentiels pour la croissance (externalités positives) ce qui justifie l’intervention de l’Etat (aides fiscales et subventions) :

  • -financement direct (pour l’acquisition d’équipements)

  • -incitations fiscales et juridiques (pour favoriser la création d’emploi et la formation des salaires)

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  • Thème 2 : La création de richesses et la croissance économique

  • Chapitre 10 : Les firmes multinationales dans l’économie mondiale

Les firmes multinationales européennes et mondiales sont des acteurs importants de la mondialisation actuelle et de la division internationale du processus productif. Les investissements directs à l’étranger (IDE) traduisent des stratégies diverses d’implantation de ces firmes et produisent des effets contrastés tant dans les pays d’accueil que dans les pays d’origine.

Une firme multinationale est une entreprise implantée dans plusieurs pays par le biais de filiales. Le centre de décision reste souvent dans le pays dont la firme est originaire. Une FMN est constituée d’une société mère d’origine nationale qui a implanté une ou plusieurs unités de production hors de son territoire national et qui possèdent ou contrôle à plus de 10% des entreprises filiales implantées dans plusieurs pays. Les FMN réalisent un tiers des exportations mondiales.

Les firmes multinationales occupent une place particulière dans le fonctionnement de l’économie en général et dans la dynamique de croissance en particulier. Du fait de leur poids économique, leurs décisions en matière d’investissement, d’organisation et de localisation de la production ont un impact fort sur les trajectoires de croissance des nations. Pour développer sa stratégie à l’échelle mondiale, une FMN réalise des Investissements Directs à l’Etranger (IDE).

L’IDE est l’acquisition, la prise de participation ou la création d’une entreprise à l’étranger pour exercer une influence significative. On parle d’IDE des lors qu’un investisseur possède au moins 10% des droits de vote d’une entreprise. L’Ide est constitué des capitaux que les résidents d’un pays possèdent dans d’autres pays et qui sont investis dans des activités productives. Il peut prendre la forme d’une acquisition, d’une prise de participation ou d’une création d’entreprise à l’étranger.

Pour une FMN les déterminants de la multinationalisation sont les suivants : Réduire le risque, Etre plus efficient, Etre plus compétitif.

En s’implantant à l’étranger, les multinationales recherchent des avantages en termes :

  • -de couts (gain de productivité par rapport à la localisation dans le pays d’origine)

  • -de proximité des marchés de consommation ou de production

  • -de diminution du risque de change puisqu’en produisant dans un pays au lieu d’y exporter des marchandises, l’achat est effectués dans la même monnaie

  • -d’acquisition de compétences (qualification, savoir-faire)

Les effets sur le pays d’origine :

  • -Négatifs : Délocalisation (suppression d’emplois, pression sur les salaires, désindustrialisation, réduction des exportations)

  • -Positifs : Les produits réalisés a l’étranger sont importés a un prix inférieur qui profite aux consommateurs, hausse du pouvoir d’achat, investissement en RD)

Les effets sur le pays d’accueil :

  • -Négatifs : (FMN accusées de faire travailler des enfants dans les PED pour réaliser des profits maximaux, les FMN s’installent pour bénéficier des avantages des Etats puis une fois fait, se retirent, les FMN exploitent les PED)

  • -Positifs : Les IDE entrants favorisent la croissance économique du pays et donc la création d’emploi, contribue au développement économique, croissance locale = augmentation du PIB, amélioration de la productivité et augmentation des exportations.

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  • Thème 3 : La répartition des richesses

  • Chapitre 11 : Le partage inégal des revenus et du patrimoine

La répartition des richesses crées par les activités de production se déroule en deux temps :

Les ménages perçoivent des revenus primaires du fait de leur participation à l’activité économique.

Les types de revenus primaires des ménages sont :

  • -La rémunération des salaries

  • -Les revenus de la propriété

  • -Les revenus des entrepreneurs individuels.

-La répartition primaire rémunère les facteurs de production (travail et capital) c’est le revenu perçu par les ménages. Elle est au cœur de la question du partage de la valeur ajoutée et l’observation des revenus fait apparaitre une grande disparité des niveaux de revenus.

-La répartition secondaire des revenus a pour objectif de corriger les inégalités issues de la répartition primaire. Elle redistribue les richesses pour réduire les inégalités de revenu disponible, de niveau de vie et de patrimoine. Elle s’effectue grâce au prélèvement d’impôts et de cotisations sociales et au versement de revenus de transfert (allocations logement, RSA, indemnités chômages) aux ménages défavorisés

-Le revenu disponible des ménages résulte des revenus issus de la répartition primaire et de la répartition secondaire = revenu primaire – impôts et cotisations sociales + revenus de transferts.

Au terme de ces opérations de redistribution, on observe des inégalités de revenu disponible et de niveau de vie.

Dans les pays développés, la croissance ne s’accompagne pas toujours d’une réduction des inégalités et de la pauvreté.

On observe des inégalités de salaires en fonction du sexe, de la CSP et du secteur d’activité

Les cadres sont 3 fois mieux payes que les ouvriers dans le secteur privé et le salaire des femmes est toujours inférieur à celui des hommes. On observe également des inégalités en fonction de l’âge, de la région et du pays.

Les inégalités de patrimoine : Le patrimoine des ménages est constitué d’actifs non financiers (logements, terrains) et d’actif financiers (valeurs mobilières, livrets..) Les inégalités de répartition du patrimoine sont beaucoup plus fortes que celles des revenus (héritages plus élevés dans les familles a haut revenus) Les revenus plus élevés génèrent une plus forte capacité d’épargne et d’endettement et donc année après année, une plus forte accumulation patrimoniale. Cette tendance a perpétuer les inégalités sociales de génération en génération est la reproduction social)

La valeur ajoutée brute (Production – Consommation intermédiaire) est la richesse créée par l’entreprise. C’est ce qui lui reste quand elle a payé ses fournisseurs.

La valeur ajoutée se partage en trois parts :

  • -Rémunération de l’Etat (Impôts)

  • -Rémunération du travail pour les salaries (Salaires nets, Charges sociales)

  • -Rémunération des apporteurs de capitaux (Dividendes et intérêts)

Les intérêts des bénéficiaires du partage de la valeur ajoutée sont contradictoires, en particulier en ce qui concerne le partage entre salaires et profits.

Le partage de la valeur ajoutée a des conséquences économiques. Il détermine le niveau de consommation et de l’investissement. L’importance de la part de la VA accordée au travail influence le niveau de la consommation des ménages. En effet l’accroissement des salaires favorise la consommation mais fait baisser la part des profits et peut freiner l’investissement.

Une part plus importante pour rémunérer le capital encourage les investissements. Le partage de la valeur ajoutée révèle, sur le plan social le pouvoir des salaries dans les négociations salariales.

Les instruments de mesure des inégalités :

-Le revenu médian partage la distribution des revenus des ménages en deux parts égales : 50 % des ménages sont en dessous du revenu médian et 50 % au-dessus.

-Les quantiles (déciles, quintiles, quartiles, centiles) regroupent les ménages par tranches. Les ménages sont classés par ordre croissant de revenus ou de patrimoine, on les divise en groupes de taille égale (10 % des ménages pour les déciles, 20 % pour les quintiles, 25 % pour les quartiles…, 1 % pour les centiles).

-Le rapport interquantile (interdécile, interquintile, interquartiles, intercentile) permet de comparer les extrêmes. Ainsi, le rapport interdécile compare les revenus ou les patrimoines des 10 % de ménages les plus riches aux 10 % de ménages les plus pauvres. L’évolution de ce rapport mesure les inégalités de revenu et de patrimoine.

-La courbe de Lorenz : représente la répartition des revenus ou du patrimoine au sein de la population.

-L’indice de Gini : est un coefficient qui évalue la concentration des revenus a partir de la courbe de Lorenz. Il est toujours compris entre 0 et 1 (0=société égalitaire et 1=un seul individu concentre toutes les richesses)

-L’indice de Sen : tient compte de la proportion de pauvres, de l’intensité de la pauvreté et de la répartition des revenus parmi les pauvres.

L’évolution des inégalités de niveau de vie :

-Simon Kuznets a étudié les relations entre la croissance économique et la répartition des revenus. Selon lui les inégalités de revenus ont d’abord tendance à s’aggraver avec la croissance économique dans les pays pauvres, alors que la croissance les fait diminuer dans les pays riches.

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  • Thème 3 : La répartition des richesses

  • Chapitre 12 : La formation des salaires

La plus grande partie des inégalités de revenus s’explique par les mécanismes de formation des revenus du travail. De nombreux facteurs expliquent ces inégalités, notamment économiques comme la productivité du travail et la rareté ou sociaux comme l’éducation. Le progrès technique et le développement de la concurrence internationale jouent également un rôle important dans la formation des salaires et le creusement des inégalités salariales.

Le niveau de formation explique les disparités de salaires car la productivité étant liée a la qualification, plus le diplôme est élevé, plus le salaire est élevé. Dans un certain nombre de pays, notamment développés, l’État intervient pour fixer un salaire minimum sur le marché du travail.

Le salaire constitue la rémunération du travailleur lié à son employeur par un contrat de travail. Le salaire nominal est le salaire mesuré en prix courants. C’est le salaire qui est indiqué sur la fiche de paie. Le salaire réel correspond au salaire nominal évalué en euros constants. Son calcul permet d’apprécier l’évolution du pouvoir d’achat des ménages salariés.

La plus grande partie des inégalités s’explique par les mécanismes de formation des revenus du travail.

La formation des salaires :

  • -La conception des classiques : Le salaire « naturel » (cf. David Ricardo) est le revenu minimum qui permet au salarié d’assurer la reproduction de sa force de travail, c’est-à-dire de subvenir à ses besoins physiologiques ainsi qu’à ceux de sa famille. C’est donc un salaire de subsistance.

  • -La conception marxiste : Pour Karl Marx le salaire est un minimum qui permet la reproduction de la force de travail mais aussi la satisfaction des besoins sociaux (sante, éducation, logements)

  • -La conception néoclassique : La fixation du salaire repose sur les mécanismes du marché. Le salaire est déterminé par la rencontre de l’offre de travail par les salaries et de la demande de travail émanant des entreprises. L’employeur verse un qui correspond à ce que lui rapporte le salarié.

  • -La conception moderne : Le salaire est le résultat de la négociation entre syndicats et patronat

Les facteurs expliquant les inégalités salariales :

La situation du marché du travail influe sur le niveau de salaire : la rareté ou l’abondance de la main d’œuvre auront un impact sur le niveau de salaire proposé.

Le chômage fait pression à la baisse sur les salaires.

La mondialisation par l’intermédiaire de la concurrence des pays à bas salaires, pèse sur les salaires des travailleurs les moins qualifies.

Le progrès technique qui entraine un fort besoin de travailleurs très qualifié et un moindre recours aux travailleurs peu qualifiés, conduit à élargir l’éventail des salaires.

Les gains de productivité autorisent une distribution de revenus supplémentaire.

L’état peut intervenir au profit des salariés les plus défavorisés dans la fixation des salaires pour corriger les inégalités .Le SMIC est un salaire minimum horaire en dessous duquel les salaries ne peuvent être rémunérés.

L’état encourage le dialogue social dans les entreprises afin que les partenaires sociaux négocient des accords collectifs sur les salaires (grilles salariales)

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  • Thème 3 : La répartition des richesses

  • Chapitre 13 : Les objectifs et les instruments de la redistribution

Dans de nombreux pays, l’État intervient, à des degrés divers, pour réduire les inégalités économiques et sociales (logique de solidarité) et assurer une couverture des risques sociaux (logique d’assurance). La politique de redistribution cherche a atteindre des objectifs de lutte contre les inégalités et de protection contre les risques sociaux. Pour atteindre ces objectifs, il utilise différents instruments tels que la fiscalité, les transferts sociaux et les services publics. La protection sociale est un système collectif de prise en charge d’un certain nombre de risques.

À la fin du XIXe siècle, le chancelier allemand Bismarck crée les assurances sociales. Sa conception, dite « bismarckienne », de la protection sociale repose sur le modèle de l’assurance : seules les personnes ayant une activité professionnelle sont protégées. Elles doivent verser des cotisations pour bénéficier de la protection sociale, comme dans un système d’assurance.

Dans tous les pays qui ont adopté le modèle bismarckien, la protection s’est généralisée par l’extension a des catégories de population initialement non protégées (employés, étudiants) et a des risques non pris en compte a l’origine.

En Angleterre, au milieu du XXe siècle, Lord Beveridge propose une réforme de la protection sociale en créant la Sécurité sociale, fondée sur des principes de solidarité : elle bénéficie à toute la population (universalité de la protection sociale), indépendamment de toute activité professionnelle ; elle protège contre tous les risques sociaux ; c’est l’impôt qui finance cette protection.

L’Etat providence désigne un type de politique économique basée sur l’intervention systématique de l’Etat dans l’économie. L’Etat intervient pour corriger les inégalités créées par le marché dans la distribution des revenus. Il fournit des services en fonction des besoins (sante, éducation, retraite) a un prix faible ou nul.

Les objectifs de la redistribution:

  • -protection contre les risques sociaux lies a la sante, la vieillesse, a la maternité et au chômage. (emplois, vieillesse, sante, famille)

  • -lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

L’Etat providence opère ainsi une redistribution horizontale et verticale des revenus.

-L’Etat opère une redistribution horizontale des revenus financée par les cotisations sociales entre les actifs et les chômeurs, les salaries et les retraites.

-Lorsqu’il agit pour réduire les inégalités et lutter contre l’exclusion en finançant sa politique par l’impôt, il opère une redistribution verticale des ménages a hauts revenus vers les ménages à bas revenus.

Les instruments de la redistribution :

-Les prélèvements obligatoires (Impôts et les taxes (plus le revenu est élevé, plus l’impôt est grand) et d’autre part, les cotisations sociales et les prélèvements obligatoire) Les principaux destinataires sont les administrations de sécurité sociale et l’état

-Les transferts sociaux (Les prestations sociales sont versées par l’état qui assurent l’essentiel de la redistribution. Les organismes de Sécurité sociale versent les allocations familiales et les indemnités à l’ occasion de maladie ou d’accident du travail et l’état verse le revenu de solidarité active, l’aide aux chômeurs en fin de droits et les bourses d’enseignements)

-Les services publics (=ensemble d’activités considérées d’intérêt général qui obéissent a trois principes : l’égalité, la continuité, l’adaptabilité, Les services publics jouent un rôle dans la lutte contre les inégalités et la pauvreté en permettant l’accès a des services essentiels (sécurité, justice, éducation, logement)

Les risques couverts par la protection sociale sont :

  • -La Santé (maladie, invalidité, accidents du travail)

  • -La Famille (allocations familiales)

  • -La Vieillesse (pensions de réversion)

  • -Le Logement (allocations logement)

  • -L’Emploi (Indemnisation chômage)

  • -La Pauvreté et l’exclusion sociale (prestations en faveur des démunies)

La politique de redistribution est un facteur de progrès économique et social.

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  • Thème 3 : La répartition des richesses

  • Chapitre 14 : L’efficacité économique et sociale de la redistribution

La politique de redistribution comporte de nombreux aspects positifs tant sur le plan économique (soutien à la croissance) que social (réduction des inégalités, accès aux services de santé et d’éducation, croissance démographique, élévation de l’espérance de vie). La difficulté à réduire de manière significative les inégalités et le coût de cette politique de redistribution pose les questions de son efficacité, des modalités de son financement et de l’ouverture de services publics à la concurrence.

La politique de redistribution à permis des progrès sociaux importants en matière d’éducation, de santé et d’amélioration du niveau de vie. Elle est également considérée comme un outil de soutien à la croissance.

Les aspects positifs de la redistribution sur :

  • -Le plan économique : la politique de redistribution est un outil de soutien à la croissance, elle permet d’amortir les fluctuations économiques en distribuant des revenus complémentaires. Les dépenses sociales vont permettre le développement d’activités (santé, éducation) génératrices de fortes externalités positives.

  • -Le plan social : La politique de redistribution a permis une réduction des inégalités. L’accès aux services de santé et d’éducation a été progressivement étendu et généralise depuis la seconde guerre mondiale. Le niveau de vie s’est amélioré, l’espérance de vie s’est allongée, le niveau d’éducation s’est élevé.

Les avantages de la redistribution : Les progrès sociaux

  • -Les inégalités de revenus : Qu’ils se présentent sous une forme monétaire (minima sociaux, allocations familiales ou chômage, aides à la garde d’enfant…) ou prennent la forme de services (quasi) gratuits (éducation, santé…), les transferts sociaux atténuent les inégalités de revenus.

  • -L’éducation : égalité des chances, financement par l’impôt.

  • -La Pauvreté est réduite de moitié après le versement des prestations sociales

  • -La Sante publique (assurance maladie, sécurité sociale, redistribution horizontale)

La redistribution permet de soutenir la croissance :

  • -La consommation des ménages : Pour J.M. Keynes, la consommation des ménages est l’une des deux composantes de la demande. Les transferts de revenus en faveur des ménages aux revenus les plus modestes permettent d’augmenter leur consommation. La Hausse de la demande agit alors comme soutien à la croissance. Il s’agit d’une relance économique de type Keynésien.

  • -L’Intervention de l’Etat : L’Etat utilise le déficit budgétaire pour relancer l’économie. Les rentrées fiscales qui résulteront de la reprise de la croissance doivent permettre de résorber le déficit.

  • -La croissance endogène : définie par l’économiste américain Paul Romer, est une croissance générée directement par le progrès technique. Les entreprises sont interdépendantes, l’innovation d’une entreprise va bénéficier à l’ensemble des entreprises et tire l’économie vers la croissance.

Les limites de la politique de redistribution : Le poids des prélèvements obligatoires :

  • -La courbe de Laffer : Un taux d’imposition trop élevé incite les entreprises et les ménages à réduire leur activité et leur travail au profit des loisirs. Face à une augmentation des prélèvements obligatoires, les entreprises et les ménages renoncent à investir ou à travailler davantage car les gains procurés sont en grande partie amputés par l’impôt.

  • -La fuite des capitaux : Changement légal de résidence fiscale afin de trouver un pays offrant une fiscalité plus favorable.

  • -La compétitivité des entreprises : Le niveau de prélèvements obligatoires d’un pays se traduit par des coûts supplémentaires des entreprises par rapport à celles de pays dans lesquels la fiscalité et la protection sociale sont plus faibles.

Cela explique en partie le manque de compétitivité, notamment par rapport aux entreprises des pays émergents

Les systèmes de protection sociale en question :

  • -Le déficit de la sécurité sociale : Les quatre branches de la Sécurité sociale (maladie, vieillesse, famille et accidents du travail) accusent un déficit cumulé de plus en plus important que la crise de 2008 n’a fait qu’amplifier. Le financement de ce déficit est assuré par l’État.

Le déséquilibre des dépenses de santé provient :

  • – d’un allongement de la durée de vie, qui conduit à indemniser plus longtemps les retraités, de nouvelles maladies et de dépendances dues au « grand âge », de l’augmentation des prestations sociales, en particulier pour les chômeurs victimes de la crise

  • – d’une diminution des cotisations sociales en raison du chômage provoqué par la crise ;

  • – d’une entrée plus tardive dans la vie active qui prive la Sécurité sociale de cotisations conséquentes.

La réforme du système de retraite : le recul de l’âge limite maximum de départ en retraite et l’allongement de la durée des cotisations pour bénéficier d’un taux plein de retraite (permet de réduire les dépenses en retardant l’âge moyen de départ en retraite).

L’ouverture des services publics à la concurrence : Décidée dans le cadre de l’UE, cette ouverture a pour objectif de diminuer le prix des services et d’augmenter ainsi l’efficacité de la redistribution. Il s’agit de mettre fin à des situations de monopole.

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  • Thème 3 : La répartition des richesses

  • Chapitre 15 : Une répartition inégale.

La croissance des revenus au niveau mondial s’est accompagnée d’inégalités accrues entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres. Toutefois, les pays en voie de développement ont connu des évolutions très contrastées. Certains sont engagés dans une phase de rattrapage des pays avancés, d’autres au contraire restent à l’écart de toute dynamique de croissance et sont classés parmi les pays les moins avancés

Les effets de la mondialisation sur la réduction des inégalités de richesse entre pays sont ambigus. Certes, un certain nombre de pays émergents sont parvenus à accroître leur PIB/habitant en mettant en place les conditions d’un décollage économique par une politique d’investissement et d’ouverture largement soutenue par l’État.

Toutefois, il convient de rappeler que les inégalités internes restent très fortes dans ces pays.

En revanche, les pays les moins avancés sont largement restés en dehors de l’augmentation de la richesse mondiale. A l’aide d’indicateurs pertinents on s’attache à montrer qu’il existe une fracture importante entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres.

  • Les pays industrialisés (80% de la production mondiale et 70% du commerce mondial

  • Les pays émergents (B.R.I.C sont parvenus à accroitre leur pib par habitant grâce a la politique d’investissement et d’ouverture soutenue par l’état)

  • Les Pays les moins Avancés (les 40 pays les plus pauvres, très bas revenu par tête, faible industrialisation)

Les principaux déséquilibres mondiaux portent sur :

  • – les écarts de niveau de vie entre les riches et les pauvres

  • – les écarts de développement

  • – les écarts de croissance

  • – les écarts d’investissements

La mondialisation atténue la pauvreté, mais accentue l’écart entre les riches et les pauvres.

La mondialisation, en développant les échanges et les investissements, favorise la croissance économique. Celle-ci devient facteur de développement si elle se traduit par la création d’emplois et la production de richesses. Elle permet alors de réduire la pauvreté. Dans le cas contraire, elle creuse encore l’écart entre riches et pauvres.

L’ONU a défini huit objectifs du Millénaire pour le développement, qui sont à atteindre en 2015 et répondent aux défis les plus importants du monde

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  • Thème 4 : Le financement des activités économiques

  • Chapitre 16 : Les différentes modalités de financement

Le financement de l’économie nécessite des capitaux. Il est réalisé de manière interne par voie d’autofinancement (capacité de financement) et/ou de manière externe (endettement, besoin de financement) en recourant au système monétaire et financier. Le financement externe est direct lorsqu’il se réalise sur les marchés de capitaux à court terme (le marché monétaire) ou à long terme (le marché financier). Il est indirect lorsqu’il résulte d’opérations de crédit effectuées par les institutions financières.

Le financement désigne l’ensemble des opérations qui permettent aux agents économiques selon différentes modalités, d’obtenir des fonds.

Un agent qui dispose d’une capacité de financement peut financer lui-même ses dépenses : c’est le financement interne. À l’inverse, l’agent qui n’a pas de capacité de financement aura recours à l’épargne d’autres agents : c’est le financement externe.

Le financement interne (autofinancement) est possible lorsqu’un agent économique dispose d’une capacité de financement. Il peut financer une opération économique à l’aide de ses ressources propres. C’est le cas des entreprises qui utilisent les bénéfices non distribues réalisés par le passe pour autofinancer leurs investissements.

Le financement externe directe correspond à un mécanisme de financement où la relation est directe, sans intermédiaire, entre les agents à capacité de financement et les agents à besoin de financement. Le financement est assuré par le marché des capitaux (marché monétaire (titres) et financier (titre à long terme + de 7ans, actions et obligations).

Le financement indirecte correspond à un mécanisme de financement réalisé par une intermédiation financière entre les agents qui ont des excédents d’épargne et ceux qui ont des déficits. Les banques et les autres institutions financières reçoivent des dépôts, c’est-à-dire des ressources financières inemployées, en provenance d’agents à capacité de financement, qu’elles peuvent mettre à la disposition des agents à besoin de financement.

Épreuve E3

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  • Thème 4 : Le financement des activités économiques

  • Chapitre 17 : Le marché financier et son rôle économique

  • -Le financement des agents et l’allocation des ressources (marché primaire)

  • -La liquidité des titres et l’évaluation des actifs (marché secondaire)

Le marché financier est le marché des capitaux à long terme. Il représente l’ensemble des offres et des demandes de capitaux pour des placements à long terme. Il permet la confrontation de l’offre et de la demande de capitaux. (lieu ou s’échangent les instruments financiers) Les titres de créances à échéance longue sont émis et revendus sur le marché financier. Le marché financier comporte 2 compartiments

Le marché primaire procure les capitaux aux agents qui en ont besoin, le marché secondaire garantit aux souscripteurs de pouvoir revendre leur créance avant l’échéance.

  • Le marché financier primaire draine une partie de l’épargne pour contribuer au financement à long terme des investissements et favoriser l’amélioration de la compétitivité et la croissance économique. Il permet aux agents ayant des besoins de financement d’emprunter a des agents qui ont des capacités de financement. Il concerne toutefois essentiellement les grandes entreprises qui ont accès au marché pour procéder à des augmentations de capital. Cependant, l’introduction de PME sur le marché financier devient progressivement plus facile, notamment depuis la création d’un marché qui leur est dédié. Le fonctionnement du marché est contrôlé par une autorité de régulation. C’est le marché sur lequel les agents a besoin financement obtiennent des fonds nouveaux par l’émission de titres (actions en bourse, augmentation de capital, obligations)

  • Le marché financier secondaire, organisé sous la forme d’une Bourse de valeurs, permet la réalisation des transactions entre ceux qui souhaitent vendre des titres et ceux qui désirent les acquérir. Il assure ainsi la liquidité des titres cotés. Ces transactions s’effectuent à un prix, le cours, qui se fixe selon la loi de l’offre et de la demande. Par la fixation du cours pour une action donnée, le marché financier contribue à déterminer la valeur d’une entreprise. Le marché secondaire permet aux agents qui ont acheté des titres sur le marché primaire de les revendre.

Les deux compartiments du marché financier sont complémentaires. Un agent économique ne va acheter des titres « neufs » que s’il a la garantie de pouvoir les revendre en cas de besoin de liquidités. Sans le marché primaire, il n’y aurait évidemment pas de marché secondaire, mais sans le marché secondaire, il n’y aurait pas non plus de marché primaire. En effet, si les agents qui ont acquis des titres n’avaient pas la possibilité de les vendre avant le terme, ils n’en achèteraient pas.

Le fonctionnement du marché financier est contrôlé par une autorité de régulation : l’Autorité des marchés financiers (AMF). L’AMF veille au bon déroulement des opérations financières et à la transparence de l’information.

Ainsi, les sociétés cotées ont l’obligation d’informer le public de toutes les opérations susceptibles d’avoir une influence sur le cours des titres qu’elles émettent. L’AMF supervise et contrôle l’information délivrée pour que celle-ci soit précise, sincère, exacte et diffusée à tous. Elle définit les règles du jeu et surveille le marché. Surveiller le marché consiste à la fois à contrôler, à enquêter et à sanctionner les pratiques contraires aux règles en vigueur.

Le marché financier est une source de financement des investissements des entreprises. L’émission d’actions accroît leurs fonds propres, ce qui augmente leur capacité de financement. Elles peuvent également emprunter des capitaux à long terme en émettant des obligations. Le marché financier leur permet donc d’assurer le financement de leurs investissements. Or, l’investissement joue un rôle important dans une économie, tant du côté de la demande que de celui de l’offre.

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  • Thème 4 : Le financement des activités économiques

  • Chapitre 18 : Les institutions financières et leur rôle (financement indirect non monétaire (transformation de l’épargne) et monétaire (crédit))

-L’intermédiation financière et la spécificité de l’activité bancaire

-Des relations de complémentarité avec le marché financier

L’intermédiation financière est l’activité développée par les institutions financières qui interviennent pour faciliter l’adéquation, en quantité et en qualité, entre l’offre et la demande de capitaux pour des agents qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas passer par les marchés financiers. Dans le cadre du financement intermédié, les institutions financières (banques) octroient des prêts par transformation financière de l’épargne qu’elles ont collectée auprès des agents économiques. Les banques accordent également des prêts par création monétaire. Les autorités monétaires régulent la création monétaire afin d’assurer la stabilité de la monnaie.

L’intermédiation financière est un système de financement dans lequel une institution financière collecte des ressources auprès des agents économiques qui ont des excédents (capacités de financement) et effectue des prêts au profit des agents économiques qui ont des déficits (besoins de financement).

Les institutions financières mettent en relation prêteurs et emprunteurs. Elles permettent aux prêteurs (agents à capacité de financement) de trouver plus facilement et plus rapidement un moyen de placer leur épargne auprès des emprunteurs (agents à besoin de financement) que s’ils avaient à le faire eux-mêmes.

Les institutions financières participent au financement de l’économie par l’octroi de prêts. Elles assurent ainsi une fonction d’intermédiation bancaire qui permet de réduire les coûts de transaction (frais de recherche de l’information et de prospection, acquisition d’un savoir-faire) et les risques pour les clients.

Les institutions financières, qui assurent une partie très importante du financement des activités économiques, permettent de pallier les imperfections et les défaillances du marché financier en diminuant les coûts de transaction, en assumant le risque lié aux opérations de prêt et en limitant les conséquences de l’asymétrie d’information. Par ailleurs, elles ont été amenées à intervenir de façon beaucoup plus active sur les marchés de capitaux.

Banque universelle = Banque de détail + Banque de financement et d’investissement

Les établissements de crédit jouent un rôle essentiel dans le financement de l’économie française. Ils distribuent des crédits aux ménages pour financer leurs projets immobiliers et de consommation. Les banques permettent le financement des PME et accordent des crédits aux grandes entreprises.

La création de monnaie (par le crédit) est contrôlée par la banque centrale

La crise des subprimes a mis en cause , la mauvaise qualité des créances titrisées et la mauvaise liquidité de ces titres.

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  • Thème 4 : Le financement des activités économiques

  • Chapitre 19 : La globalisation financière et l’efficacité du financement international des activités économiques

La globalisation financière doit permettre une meilleure allocation des ressources financières à l’échelle internationale en facilitant la mobilité et en permettant la stimulation des pays les plus dynamiques (financement plus efficace des activités). Ces échanges sont favorisés par la suppression des obstacles à la libre circulation des capitaux et la généralisation du recours aux nouvelles technologies. Il devrait en résulter une croissance accrue au niveau mondial et le rattrapage des pays en développement. Cependant, la globalisation financière a étendu l’ensemble des risques au niveau mondial. Elle a conduit à une instabilité qui atteint le système financier dans son ensemble et donne naissance à des crises qui se propagent rapidement d’une place à l’autre.

La globalisation financière désigne un processus mondial d’intégration et d’unification des marchés financiers. Ce processus s’inscrit dans celui de la mondialisation de l’économie. Les produits financiers sont mobiles d’un marché à un autre, avec des couts de transaction faibles. Trois conditions sont nécessaires à la globalisation : les 3D

  • -Dérèglementation : libérer les institutions financières de contrôles et de règlementation et à supprimer le contrôle des changes.

  • -Décloisonnement : Les agents ont la possibilité de passer facilement d’un marché à un autre. Ouverture des marchés nationaux aux capitaux étrangers

  • -Désintermédiation : (développement de la finance direct) permet aux agents non financiers (entreprises) d’intervenir directement sur les marchés financiers sans recourir à des intermédiaires.

Chacun de ces termes est la conséquence directe d’une volonté d’internationaliser les marchés financiers. En effet, on observe que les 3D comportent en leur sein trois dimensions : une dimension géographique (la mobilité des capitaux d’un pays à un autre), une dimension fonctionnelle (le marché de capitaux était compartimenté et ne l’est plus) et une dimension temporelle (les marchés fonctionnent aujourd’hui 24/24h et en temps réel).

Politique de globalisation financière = création d’un marché unique de capitaux au niveau planétaire (suppression des obstacles à la libre circulation des capitaux)

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont permis l’accélération de la circulation de l’information au niveau mondial (information qui est diffusée en temps réel) ainsi que l’interconnexion des entreprises et des places financières mondiales.

En supprimant toute les contraintes à la mobilité, en assurant une meilleure circulation de l’information, en supprimant les barrières spatiales et temporelles, la globalisation financière doit permettre aux capitaux d’aller là où ils seront le mieux employés et donc de financer plus efficacement les pays, les secteurs et les entreprises les plus dynamiques et les plus prometteuses

Sans globalisation financière, l’allocation des ressources serait moins rapide, moins efficiente, moins concurrentielle, et l’expansion de l’économie serait beaucoup moins dynamique.

La globalisation financière est censée accélérer la croissance des pays pauvres. En effet, la libre circulation des capitaux devrait amener à des transferts d’épargne des pays les plus riches (qui ont les taux d’épargne les plus élevés) vers les pays les plus pauvres (qui ont de forts besoins en investissement). Ces transferts de capitaux du Nord vers le Sud devraient améliorer la dotation en capital de ces derniers et induire une convergence de leur niveau de vie vers celui des pays développés.

La globalisation financière a accru l’ensemble des risques au niveau mondial. Elle conduit à une instabilité qui atteint le système financier dans son ensemble et donne naissance à des crises qui se propagent rapidement d’une place à une autre.

Le système financier, et en particulier les banques, supporte trois types de risques : le risque d’insolvabilité, le risque de marché (effondrement des cours des titres) et, enfin, le risque systémique (Ces risques, qui, avant la globalisation financière, se propageaient moins et plus lentement à l’économie mondiale, conduisent aujourd’hui à une instabilité grandissante qui touche la totalité du système financier. Ils peuvent engendrer des crises graves conduisant au ralentissement de l’activité économique mondiale)

Les marchés sont désormais globaux, interconnectés 24h/24 et largement décloisonnés.Cette globalisation de la finance augmente ainsi chacun des trois risques cités.

  • Le risque d’insolvabilité, d’une part, car la masse globale des créances concédées s’est considérablement accrue, augmentant le risque de défaillance des débiteurs.

  • Le risque de marché, par ailleurs, puisque les interventions d’un très grand nombre d’opérateurs peuvent engendrer des vagues de hausse ou de baisse assez erratiques.

  • Le risque systémique, enfin, puisque la globalisation, en permettant à tous les acteurs d’échanger rapidement et mondialement, les a aussi rendus très interdépendants : les risques supportés par les uns deviennent souvent les risques supportés par beaucoup d’autres.

Une crise financière implique une baisse des crédits, des financements et des investissements, et des faillites en cascade (des institutions financières, puis des clients).

L’information imparfaite amène les opérateurs à suivre un comportement mimétique : les agents économiques imitent leurs voisins, espérant qu’ils soient mieux informés. Des comportements de mimétisme peuvent amener une crise locale à se propager dans le monde entier dans la mesure où l’analyse rationnelle de la situation n’est plus centrale ; seul compte ce que font les autres.

Le risque de contagion traduit dans un tel contexte la possibilité qu’une crise financière circonstanciée et localisée se généralise à d’autres secteurs et d’autres pays, comme un virus qui s’étendrait à la surface de la planète. Ce risque s’est bien évidemment largement accru avec la globalisation financière, puisque le décloisonnement, la déréglementation, la dérégulation ont, de fait, supprimé toutes les barrières pouvant retenir ou amoindrir la contagion.

Les différents types de crise financière : (crises boursières, bancaires, de change)

Pour s’assurer contre ces risques, de nouveaux contrats financiers sont apparus. Ils sont réalisés, pour la plupart a l’aide de techniques utilisant les marchés a terme et les marchés d’options négociables.

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  • Thème 5 : La politique économique dans un cadre européen

  • Chapitre 20 : L’appréciation de la situation économique (par les agents économiques)

La situation économique est caractérisée par l’état des grandes variables économiques et sociales qui, à un moment donné, révèle la situation d’une branche, d’une région ou de l’ensemble de l’économie nationale. Elle est évaluée à partir d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs construits et observés par des institutions publiques ou privées, nationales ou internationales. L’étude de la situation économique repose sur des variables de court terme (analyse conjoncturelle) et des éléments de long terme qui visent à repérer les effets des transformations des structures. L’appréciation de cette situation aura un impact sur les décisions des agents économiques.

La situation économique d’une nation, d’une région, d’une branche, d’un secteur ou encore d’une entreprise est décrite et quantifiée par de grandes variables économiques et sociales. Ces grandes variables économiques et sociales ont plusieurs dimensions. Qualitatives pour certaines, quantitatives pour d’autres, elles peuvent aussi être conjoncturelles ou structurelles.

La situation économique est observée par des institutions nationales, publiques : L’INSEE collecte, analyse et diffuse des informations sur l’économie et la société françaises.

L’INSEE produit les indicateurs essentiels de l’économie nationale, Il réalise des études sur l’économie nationale et sur la société française. L’INSEE effectue un diagnostic et des prévisions sur l’évolution de l’économie française.

La situation économique peut s’apprécier en termes conjoncturels ou structurels.

Indicateurs conjoncturelles : Les évolutions conjoncturelles correspondent aux variations de l’activité économique à court terme (taux de croissance du PIB, taux d’inflation, taux de chômage et solde de la balance des transactions courantes) Cette situation conjoncturelle, doit ensuite être éclairée par la prise en compte d’éléments structurels tels que la structure des marchés, le niveau d’éducation, le chômage de longue durée, le niveau de vie, les dépenses de R&D, le niveau de compétitivité et le degré d’ouverture internationale.

Indicateurs conjoncturels : Exemples d'indicateurs économiques : Taux de chômage, croissance économique, taux d’inflation, taux d’investissement // Exemples d'indicateurs sociaux : Taux de réussite au baccalauréat

Indicateurs structurels : Les indicateurs structurels reflètent le fonctionnement en profondeur d’une économie. L’UE dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, a défini une série d’indicateurs structurels qui mesurent la situation de chaque état membre dans différents domaines concourant à l’amélioration de la compétitivité européenne :

  • -Le contexte économique général

  • -L’emploi

  • -L’innovation et la recherche

  • -La reforme économique

  • -La cohésion sociale

  • -L’environnement

Indicateurs structurels : Exemples d'indicateurs économiques : Degré d’ouverture au commerce international, dépenses en RD // Exemples d'indicateurs sociaux : Taux de pauvreté, qualité de vie.

L’interaction des facteurs conjoncturels et des facteurs structurels rend toute analyse particulièrement complexe.

Les institutions internationales (La BCE, L’Organisation de Coopération et de Développement Economique, Le FMI) observent la situation économique.

L’appréciation par les agents économiques :

Les déséquilibres, qui affectent à court terme l’évolution des prix, des revenus, de l’emploi, des finances publiques et la répartition de la richesse, exercent un effet immédiat sur les décisions des agents et donc sur le marché de l’entreprise. L’évolution du pouvoir d’achat et la modification des prix relatifs, par exemple, modifie le comportement des ménages et leur arbitrage entre revenu et épargne.

L’interdépendance croissante des économies, en particulier dans l’espace européen, rend la conjoncture nationale sensible à la conjoncture des grands partenaires économiques

Tous les changements qui risque d’entrainer des conséquences sur les ressources disponibles des agents économiques ont une influence sur leurs comportements et leurs décisions.

La situation économique provoque des réactions chez les ménages (baisse du pouvoir d’achat, baisse des salaires, chômages) qui abritent entre consommation et épargne. (L’augmentation des taux d’intérêt rend plus couteux le crédit) et chez les entreprises (financement, investissement)

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  • Thème 5 : La politique économique dans un cadre européen

  • Chapitre 21 : Les politiques économiques

La politique conjoncturelle et La politique structurelle

La politique économique est l’ensemble des mesures prises par l’état pour agir sur les mécanismes économiques afin d’atteindre d’une part les objectifs de stabilisation de la conjoncture et, d’autre part les objectifs touchant aux structures de l’économie (croissance durable). Une fois ses objectifs définis et hiérarchises, l’Etat doit choisir les instruments les plus efficaces pour les atteindre.

Épreuve E3

Les principaux objectifs de la politique économiques conjoncturel sont représentés dans le carré magique de Kaldor qui représente la situation idéale d’un pays a un moment donne: croissance économique, stabilité des prix, plein emploi et équilibre des échanges extérieurs. Les objectifs sociaux concernent l’amélioration du bien-être collectif (réduction des inégalités, lutte contre la pauvreté, augmentation du niveau de vie, justice sociale et solidarité nationale, amélioration du niveau d’éducation)

Les objectifs de la politique conjoncturels concernent la recherche de l’équilibre en matière de croissance, d’emploi, de prix et d’échanges commerciaux. Les principaux instruments utilisés sont la politique budgétaire et la politique monétaire, qui peuvent être accompagnées de politiques spécifiques (politique des revenus, politique des prix,…).

La politique budgétaire (de relance de la croissance ou de rigueur en ralentissant l’inflation) recourt à la dépense publique et à la fiscalité pour réguler et agir sur l’activité économique, en agissant sur l’offre ou la demande. Dans la zone euro, les politiques budgétaires sont soumises au respect des règles du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) (inflation inferieur a 2% par ans, dette publique inferieur a 60% du PIB annuel et déficits inferieur a 3% du PIB annuel) Les effets d’entraînement de la politique budgétaire font référence au mécanisme du multiplicateur Keynésien.

Les limites de la politique budgétaire sont : la fuite des capitaux et la désincitation au travail et à l’épargne.

La politique monétaire (sous la responsabilité de la BCE) cherche a contrôler la quantité de monnaie en circulation dans l’économie pour assurer la stabilité des prix et agir sur l’activité économique. Une politique monétaire restrictive a pour but la diminution de la masse monétaire pour lutter contre l’inflation alors qu’une politique monétaire expansionniste a pour but l’augmentation de la masse monétaire pour stimuler la croissance.

Les instruments de la politique monétaire :

  • -le taux d’intérêt à court terme (en augmentant ce taux, elle contraint les banques a augmenter les taux de crédit accorde aux clients ce qui limite l’inflation)

  • -open market (pour agir sur le taux d’intérêt, la BCE intervient directement sur le marché monétaire en injectant ou en retirant des liquidités pour faire varier le taux d’intérêt et donc freiner ou favoriser le financement de l’activité économique)

  • -réserves obligatoires pour se prémunir d’une éventuelle crise du crédit (une banque qui octroie un crédit doit déposer sur le compte de la BCE 2% des sommes prêtées)

La politique structurelle cherche à mettre en place des mécanismes qui assurent durablement la croissance et la compétitivité de l’économie nationale. Dans l’Union Européenne la politique structurelle relève essentiellement de l’autorité des États membres mais également de décisions communautaires.

Les objectifs des politiques structurelles en Europe sont définis dans le cadre général de la Stratégie de Lisbonne qui fixe les grandes orientations des politiques économiques pour faire de l’Europe : l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici 2010. Maintenant c’est la stratégie Europe 2020 qui a fixe 5 objectifs a atteindre d’ici 2020 en matière d’emploi, d’innovation, d’éducation, d’inclusion sociale et d’énergie. Europe 2020 est plus adapte au contexte actuel de crise et de réduction des déficits publics.

Les GOPE (Grandes Orientations de Politique Economique) donnent aux états des indications sur les politiques macros et micro économique à mener dans les domaines présentant le plus grand potentiel d’amélioration de la croissance et de l’emploi.

La politique structurelle vise à améliorer le fonctionnement des marchés en renforçant la concurrence par la déréglementation et par la mise en place d’autorités indépendantes de régulation pour favoriser la croissance et la compétitivité des économies nationales.

Dans le cadre de ces politiques (politique de la concurrence, politique agricole, politique de l’environnement, ou politique sociale), l’Union européenne cherche à supprimer les obstacles économiques à la croissance en améliorant la flexibilité des économies, ce qui réduit le rôle des politiques économiques traditionnelles.

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  • Thème 5 : La politique économique dans un cadre européen

  • Chapitre 22 : Les limites à l’efficacité des politiques économiques

Les politiques budgétaires ne produisent pas nécessairement les résultats attendus en raison de l’effet d’éviction et des anticipations des agents. Elles butent également sur des contraintes de financement et d’endettement public. Dans la zone euro, le PSC formalise ces contraintes. Les décisions de politique monétaire prises par les banques centrales doivent être crédibles pour les agents économiques et leur impact dépend de l’élasticité de la consommation et de l’investissement au taux d’intérêt. La BCE a pour objectif, par ses statuts, la stabilité des prix, ce qui conditionne la prise en considération d’autres objectifs.

Effet d’éviction : une augmentation des dépenses du gouvernement (moins de capitaux disponibles) fait généralement baisser l’investissement privé car le taux d’intérêt augmente. L’augmentation des dépenses gouvernementales a un impact négatif sur la consommation et l’investissement privé.

Les politiques économiques nationales sont contraintes par les effets de la mondialisation dans les domaines productif (stratégies des FMN), monétaire (la politique des banques centrales peut être contrée par les mouvements internationaux de capitaux), et budgétaire (le pacte de stabilité et de croissance réduit les marges de manœuvre budgétaire des États).

La politique budgétaire est contrainte par la règle de soutenabilité budgétaire (niveau de dette couvert a l’avenir par des surplus budgétaires acceptables et mesures) destinée à s’assurer de la fiabilité des engagements financiers de l’État, pour éviter notamment l’effet boule de neige (taux de croissance plus faible que le taux d’intérêt = accroissement du déficit budgétaires) . Par ailleurs, l’imposition de règles budgétaires dans l’Union européenne (le PCS d’Amsterdam) limite l’utilisation discrétionnaire du déficit budgétaire et réduit les possibilités de mettre en œuvre une politique budgétaire capable de relancer la croissance économique en période de ralentissement.

Enfin, sur un plan plus théorique, la politique budgétaire est limitée par les effets d’éviction, par la désincitation au travail et à l’épargne à cause de l’impact de la hausse d’imposition (Laffer) par la fuite des capitaux et par les diverses anticipations des agents (croyances des agents économiques dans leur décisions d’investir et de consommer)

La politique monétaire doit être menée avec précaution dans la mesure où les mécanismes monétaires peuvent ralentir la croissance ou favoriser le retour de l’inflation par la variation des taux d’intérêt (une politique monétaire expansive (taux d’intérêt bas) visant a soutenir la croissance provoque une création monétaire excessive = inflation ).

De même, l’internationalisation des marchés de capitaux impose la prise en compte des taux d’intérêt offerts sur les marchés financiers internationaux. Par ailleurs, dans le cadre de la zone euro, les effets de la politique monétaire n’ont pas nécessairement le même degré d’efficacité sur les économies des États membres compte tenu de l’hétérogénéité des structures productives, des marchés du travail, du degré d’ouverture à l’international et des différents rythmes de croissance des économies nationales des États membres. (Une seule politique monétaire commune pour 16 politiques budgétaires nationales, la même politique doit aller à tout le monde)

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  • Thème 6 : la gouvernance de l’économie mondiale

  • Chapitre 23 : La régulation du marché mondial des biens et services

  • -Les enjeux d’une organisation du commerce mondial

  • -Les principes de fonctionnement de l’Organisation Mondiale du Commerce

  • -Les limites à la gouvernance des échanges mondiaux

-La libéralisation du commerce mondial doit conduire à des gains mutuels pour chacun des pays participant aux échanges. La libéralisation des échanges est source de gains mutuels pour les partenaires. Les effets attendus du commerce mondial sont positifs : stimulation de la concurrence internationale donc de l’innovation et de la croissance, convergence des rémunérations et rattrapage des pays les moins avancés.

Néanmoins chaque pays peut être tente d’adopter un comportement opportuniste et mettre en place des mesures protectionnistes (favoriser les activités nationales et pénaliser la concurrence étrangères en instaurant des barrières tarifaires (taxes prélevées sur les produits en provenance de l’étranger lors de leur passage en douane ce qui augmente les prix des produits importes, ce qui permet aux produits nationaux de rester compétitifs)). Si un pays met en place des droits de douane, alors ses partenaires perdent les avantages du libre-échange et instaurent par mesure de rétorsion des droits de douane. Puisque le libre-échange ne s’impose pas de lui-même, la solution pour garantir la stabilité des échanges est d’imposer le libre-échange.

Afin d’éviter ces comportements et favoriser la croissance mondiale, des règles communes (GATT) ont été instituées dès 1947 afin de supprimer progressivement les entraves au libre-échange. Aujourd’hui, une organisation internationale, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est chargée de cette gouvernance.

-Créée en 1995, l’OMC offre un cadre pour les négociations relatives au commerce mondial. (lieu où se réunissent 164 pays pour négocier afin d’aboutir a d’avantage de liberté d’échange). Il en émane des règles qui ont pour objectif principal le libre-échange entre les nations. C’est une organisation internationale dont le rôle est de promouvoir le développement des échanges de biens et services, et de garantir la stabilité des échanges. (égalité et équité des échanges)

L’OMC assure la gouvernance mondiale des échanges de biens et services en permettant l’émergence de règles, négociées entre pays dans le cadre de cycles de négociation (Rounds) et précisées par la jurisprudence de l’Organe de règlement des différends (ORD) qui garantit l’application et le respect des droits de chaque pays. L’objet des négociations sont : la baisse des droits de douane et l’élimination des obstacles non tarifaires.

-La gouvernance des échanges connait plusieurs limites. On différencie les problèmes relevant du fonctionnement de L’OMC, et ceux lies aux accords régionaux.La gouvernance mondiale du commerce par l’OMC se heurte à la difficulté à faire émerger de nouvelles règles (les thèmes des négociations portent sur des sujets conflictuels qui rendent difficile l’obtention d’un consensus de 153 pays) et à étendre le libre-échange à de nouveaux domaines. Les pays en développement font entendre leur voix avec de plus en plus de forces (G-20).

Les accords régionaux ou bilatéraux se multiplient, au détriment du multilatéralisme reposant sur un consensus mondial. Un accord régional est un accord conclu entre deux pays appartenant à la même zone géographique afin de faciliter le commerce des biens et services. ACR (Accord commerciaux régionaux) .

La régionalisation et la multiplication des accords bilatéraux : ces zones contrarient la régulation par l’OMC d’une part en regroupant des pays qui pèsent plus lourd dans les négociations et d’autre part en instaurant, à l’intérieur des zones, des règles qui deviennent autant d’entraves au commerce pour les pays extérieurs

A l’intérieur d’une zone de libre-échange, le commerce est libre car les barrières douanières entre eux sont supprime (ALENA, ASEAN). Le MERCOSUR a instaure aussi une libre circulation des hommes et des capitaux.

Cette régionalisation des échanges pourrait constituer une forme de protectionnisme déguisé, privilégiant le commerce intra zone au détriment des échanges avec les pays tiers.

Le régionalisme permet l’augmentation nette des échanges par effet de création de courants commerciaux à l’intérieur d’une zone de libre échange (gains d’efficacité dans chacun des pays grâce aux économies d’échelle)

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  • Thème 6 : la gouvernance de l’économie mondiale

  • Chapitre 24 : La coopération internationale, une offre de biens publics mondiaux

  • -La notion de bien public mondial

  • -La gestion d’un bien public mondial

Les biens publics mondiaux (qualité de l’air, sante ou connaissance) sont un enjeu spécifique de la coopération internationale. En effet, aucun état ne peut produire seul de tels biens. Aussi, les pouvoirs publics doivent coordonner leurs actions, parfois avec l’aide des ONG.

Les biens publics mondiaux sont l’ensemble des biens accessibles à tous les états qui n’ont pas nécessairement un intérêt individuel à les produire (Kindleberger). Un bien public mondial est un bien dont la consommation est collective au niveau international.

Un bien public mondial est définis par Samuelson comme un bien répondant à deux critères : la non rivalité et la non exclusion. Un bien public est pur quand ces deux conditions sont remplies, et impur lorsqu’une seule condition est remplie.

La non-rivalité peut-être remise en cause en cas de saturation et la non exclusion quand un droit d’accès empêche certains acteurs d’accéder à la ressource.

Le programme des nations unies pour le développement (PNUD) a proposé de regrouper les biens publics mondiaux en trois grandes catégories :

  • -Les biens publics mondiaux naturels

  • -Les biens publics mondiaux d’origine humaine (connaissances scientifiques)

  • -Les résultats politiques globaux (paix, sante, stabilité du système financier international)

Un bien public ne peut pas être produit par le marché (il s’agit d’une défaillance de marché) C’est l’Etat qui doit prendre en charge la production de ce bien car il est impossible ou trop couteux d’en faire payer le prix aux utilisateurs. Seul l’Etat peut effectuer des prélèvements obligatoires sur tous les revenus pour produire les biens publics dont la plupart des agents souhaitent bénéficier sans être inciter à en payer spontanément le prix. Le financement du bien public est assure par le budget des Etats. Seul la coopération entre Etats peut permettre de produire les biens publics mondiaux. Il appartient aux puissances publiques de produire les biens qui concourent au bien être mondial. Les Etats doivent donc se regrouper pour assurer la production des biens publics mondiaux.

La difficulté à produire un bien public mondial signale un échec des Etats car les décisions à prendre concernent les gouvernements. Une autorité publique supranationale (Ex : UE) doit donc se substituer au marché et aux états individuels pour réaliser l’allocation optimale des ressources. Faute d’un gouvernement unique mondial, il revient à la coopération internationale d’organiser la production et la gestion du bien public.

Pour gérer un bien public mondial, 2 logiques d’action peuvent être mobilisées : on cherche à modifier le comportement des agents soit par le biais de l’incitation (instruments économiques) soit par le biais de la contrainte (instruments règlementaires). Pour assurer la gestion des biens publics mondiaux on peut utiliser des instruments économiques, ce qui revient à envoyer des signaux (incitation/desincitation) aux agents économiques pour qu’ils modifient leurs comportements et préservent ainsi le bien public mondial. 2 types d’instruments économiques sont utilisés :

  • -L’instauration d’un marché (attribution des droits à polluer, protocole de Kyoto)

  • -La Mise en place d’une taxe (augmenter le cout de l’activité polluante pour encourager les agents à polluer moins)

Il est important de montrer que la production ou l’exploitation d’un bien public diffère de la production d’un bien de consommation courante.

L’acquisition d’un bien marchand exclut ceux qui ne l’ont pas acheté, au contraire un bien public ne fait pas l’objet d’une appropriation individuelle : il n’y a aucune exclusion et le financement du bien est assuré par des fonds publics.

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D) Les fiches méthodes pour l'économie (exploitation d'une documentation économique et d'un texte économique / synthèse de documents)

 

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Fiche méthode numéro 1 : Exploitation d'une documentation économique

Épreuve E3

Fiches méthodes numéros 2 et 3 : Exploitation d'un texte économique / synthèse de documents)

Épreuve E3

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Ms 05/05/2017 16:23

Merci beaucoup pour ce cours, c'est très complet et très bien expliqué, vous avez éclairé ma journée (et sauvé mes examens)

NO 13/04/2017 11:13

Lol désolée mais pareil pour le chapitre 23 : "Créée en 1995, l’OMC offre un cadre pour les négociations relatives au commerce mondial. (lieu où se réunissent 153 pays pour négocier afin d’aboutir a d’avantage de liberté d’échange)".
C'est juste pour mettre à jour les données chiffrées : " 164 pays au 29 juillet 2016" sur le site : https://www.wto.org/french/thewto_f/thewto_f.htm
Bravo encore pour le boulot

Site pour réviser et préparer le BTS NRC (Négociation et Relation Client) : fiches de révision, diaporamas, trame orale, conseils 15/04/2017 19:48

Bonjour,
Je viens à l'instant de modifier le nombre.
MERCI pour votre collaboration qui permet au site de rester à jour

NO 13/04/2017 10:28

N'y'at'il pas une erreur dans cette phrase chapitre 21 ? "-le taux d’intérêt à court terme (en augmentant ce taux, elle contraint les banques a augmenter les taux de crédit accorde aux clients ce qui limite l’inflation)"
La réponse serait plutôt : en augmentant ce taux, elle contraint les banques a BAISSER le taux de crédit.
Non?
Merci encore et encore pour tout ce boulot génialissime...

NO 10/04/2017 14:04

C'est de la frappe nucléaire ce site !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Merci infiniment pour ce travail titanesque c'est un truc de fou le travail effectué........ C'est mieux que les éditions Nathan !!!!!

Thibault 12/03/2017 19:12

Bonsoir,
déjà je tiens à féliciter la personne qui pris de son temps de bien vouloir venir en aide avec ces fiches.
Question : Es ce que ces fiches son compatible avec le BTS TC ?
Merci d'avance !

Tabatha 23/02/2017 13:32

Fiches très bien construites. Je conseille à mes camarades de BTS Assistant de Manager.
Cependant, attention aux fautes d'orthographes qui son légères mais multiples.

Tabatha 23/02/2017 13:32

*sont

karine 01/10/2016 18:03

Merci ces fiches vont m'aider!!!

Anaïs 06/09/2016 20:20

Les fiches de révisions sont valables aussi pour ceux qui sont en bts muc ? En tout cas énorme ton site dommage qu'il y en n'ai pas un spécialement pour le bts muc

Site pour réviser et préparer le BTS NRC (Négociation et Relation Client) : fiches de révision, diaporamas, trame orale, conseils 06/09/2016 21:46

Le site aide-bts-nrc.overblog.com est aussi valable en BTS MUC pour réviser les épreuves suivantes : E1 / E2 / E3

Varis 07/06/2016 11:57

C'est le programme de première année ou des deux années BTS MUC ?

Will 06/05/2016 19:01

Je sais pas qui a fait ce site mais il ou elle a géré ! Merci infiniment ! Vous avez tout mon respect !

Macalou 26/04/2016 16:23

Bonjour
Je suis en bts AG j'ai besoin de quelqu'un afin de bien réviser

Charline 06/04/2016 14:26

Salut tout le monde, Est-ce que quelqu'un sait sur quel thème on est susceptible de tomber cette année au BTS ?

Charline 08/05/2016 17:56

Oui développement durable on m'a dit ça aussi! On verra bien ! Bonne chance :)

MSB 02/05/2016 14:08

Mon prof m'as dit développement durable ou bien public mondiaux

Audrey 20/03/2016 21:26

bonjour est-ce que sa peut aider aussi ceux qui sont en bts AG ?

Romain 11/05/2016 17:37

moi je pencherais plus pour la répartition des richesses et l'ouverture des économie

h 21/04/2016 23:35

Bonsoir, effectivement c'est le mm programme. Moi je suis en AG et je ne prends que ce site pour réviser ...

lilou 06/04/2016 13:24

sa la même chose meuf, am ag nrc c'est du tertiaire

DARIUS 11/09/2015 20:37

GRAND MERCI et BRAVO pour le travail "titanesque" et très méthodique ! Le jour J, j'aurai une pensée pour ta contribution.

... 11/06/2015 16:18

parfait !

SG-Timey 07/05/2015 16:24

Mec tu es le sauveur de tout les BTS NRC de France !

soares 29/04/2015 11:30

C'est super bien fait, bien clair.
Merci et Félicitation à toi !

Feriel 17/07/2014 16:34

Bonjour,
Je tenais juste a vous remercier pour toutes ces fiches ! A 2 semaines du bts je me suis retrouvée avec aucun cours d'eco-droit et de mana et avec aucune notion, du coup j'ai pu faire les miennes grace a toi et resultat 12 en eco-droit et 13 en management alors que j'avais jamais au dessus de la moyenne en cours...
N'abandonnez pas il n'est jamais trop tard :)
Bonne chance

jerome 13/05/2014 14:24

Super clair bien joué et merci

Vincent 12/05/2014 20:48

La même ton site est génial, dans ma classe c'est devenu la référence! ;)

Elodie 02/05/2014 04:04

super pour des révision merci

gui 08/05/2014 11:39

En droit en 2012 il est tombé le thème 1,2 et 4 et l'année derneire en droit et en eco le 1,2 et 5, donc par rapport à l année derniere il n'est pas tombé en droit le 3 et 4 et en eco le 3,4 et 6.

Eden 27/04/2014 16:30

Bonjour;
Savez quels sont les thèmes à réviser en management éco droit?

hugo 06/03/2014 13:00

l'heure approche et ton site est une véritable mine d'or ;) merci !

Eva 30/01/2014 20:59

Merci beaucoup pour votre site, ça m'aide beaucoup!

Zeman 14/05/2013 12:08

Merci d'avoir créé ce site, ça m'a vachement aider !

muller 05/05/2013 14:39

Super bien fait, bravo ! Tu as dû passer du temps pour restaurer toutes les connaissances. J ai pioché ce qui m interressait car je passe mon bts cette année...

Kevin 22/03/2013 11:22

Franchement ton site est très bien et il m'aide beaucoup dans mes revisions. Je te tire mon chapeau ;)

Florian Hachim (créateur du site web) 26/03/2013 16:16

Merci beaucoup Kevin c'est super gentil.